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Paroles de sages

Ce livre présente une sélection de photographies parmi les plus saisissantes de Curtis. Pour les accompagner, ces "Paroles de sages" sont celles d'Indiens d'Amérique du Nord témoins de ces modes de vie tribal entre la fin de la guerre de Sécession et 1930, année où fut achevé The North American Indian. Leurs mots perpétuent leur sagesse, leurs portraits les immortalisent.
Editions Casterman (1996)
Paroles Indiennes

Notre monde occidental a pour règle de juger le génie des civilisations à l'ampleur des traces qu'elles laissent derrière elles: monuments, églises, fortifications militaires, etc... A cette aune-là, la civilisation indienne ne pèse pas bien lourd et sa quasi disparition peut paraître un détail de l'histoire.
Pourtant, ces peuples ont parlé avant d'être définitivement vaincus. Et nous restons confondus devant ces brides de voix et ce qu'elles laissent présager de leur spiritualité. Ces hommes (qui ne bâtissaient ni pyramides ni cathédrales) avaient trouvé leur juste palce dans le cosmos, au sein d'une Nature qu'ils respectaient et adoraient. Ils ne cherchaient pas à accumuler richesses et bien-être, mais à se forger une âme forte en harmonie avec le monde. Savoir s'intégrer respectueusement à l'univers des forêts ou des plaines, savoir reconnaître l'étincelle du sacré dans chaque parcelle de la vie... voilà l'essentiel de leur philosophie.
Quand la cupidité qui animait les conquérants venus d'Europe, on comprend que le dialogue était impossible entre les deux manière aussi opposées d'envisager l'existence. Cependant, face à l'avancée impitoyable des colons, les Indiens d'Amérique ont sans cesse recherché un consensus qui leur permettrait de continuer à vivre en paix selon leur antique manière... Mais pour l'homme blanc, il n'y avait pas de consensus possible en dehors de la déportation et l'extermination. Et c'est sans doute là l'un des aspects les plus poignants des textes que nous publions dans ce livre : des hommes cherchant à s'expliquer, à se faire comprendre face à des sourds qui ne veulent pas entendre... et qui préjugent orgueilleusement de leur qualité de "civilisé" pour s'arroger tous les droits.
On sait à quel cortège de crimes (massacres, spoliations, traités signés et aussitôt bafoués...) la confrontation a donné lieu. Mais il n'est plus temps de pleurer sur l'anéantissement physique du monde indien, il n'est plus temps de rager sur un génocide aussi abominable que stupide; l'urgence est aujourd'hui de s'interroger sur ce que leur spiritualité (ce que l'on retrouve vivace au travers de ces écrits) peut apporter à l'avenir de l'homme.
Face au désarroi dans lequel se trouve plongé notre monde matérialiste, la sagesse Indienne apparaît comme une source toujours vive. Ces "paroles" ne pouvaient donc qu'inaugurer une collection cherchant à mettre à la portée de tous les textes clés de la spiritualité éternelle.
Chez Albin Michel Collection carnet de sagesse. Propos recueillis par Michel Piquemal (Photographies d'Edward S.f Curtis).
Pieds nus sur la terre sacrée

Cet ouvrage rassemble des textes du patrimoine oral et écrit des Indiens d’Amérique du Nord. Ils restituent, sur trois siècles, la vision à la fois mythologique et réaliste que les tribus ont de leur propre histoire et de l’avenir du monde. Ils sont accompagnés des photographies d’Edward Curtis (1868 - 1952) qui visita pendant trente ans plus de quatre-vingts tribus dans tous les Etats-Unis. Ces photographies sont uniques et célèbres dans le monde entier.
Editeur(s) : Denoël . Collection : BEAUX LIVRES. Date de Parution : 1984 . Présentation : Broché - 540 g - 18 cm x 24 cm.
Prophéties Indiennes

Ce petit recueil aide bien à comprendre un aspect de la pensée amérindienne. Les prophéties ont toujours été pour les Indiens un moyen de transmettre leurs croyances et aussi de faire appréhender au monde bien des dangers qui le menace. Ce livre donne la parole à plusieurs tribus qui toutes démontrent, de manière positive ou négative, les événements passés et à venir.
Editions du Rocher. Collection ''Nuage rouge''. 1995. 48 pages. 19x13. Relié.Textes sélectionnés et traduits par Claude Dordis. Avant-Propos de Claude Dordis. Illustré de photographies en sépia.
Quanah Parker

La dernière en date, et sans doute la meilleure, disons la plus aboutie des biographies du grand leader des Kwawadis comanches. Le fils de Cynthia Ann Parker, dont la mère fut enlevée jadis (voir Alan Le May ''La Prisonnière du désert, Editions du Rocher Collection ''La Légende de L'Ouest), fit beaucoup parler de lui après victoires et reddition finale en 1875. Quanah, par ses origines et son parcours reste à jamais dans l'histoire comme le chef comanche mythique. De 1875 à 1911, année de sa mort, il joua, dans la réserve, sur les autres Indiens, un rôle central et influent. L'auteur s'appuie sur sa profonde connaissance des relations entre Indiens et Blancs, du mode de vie dans les réserves, de la politique indienne menée par le gouvernement et des conflits émaillant les relations entre les Etats du Texas et de l'Oklahoma. Quanah sut faire preuve de progressisme et matière d'économie et de politique en refusant toute compromission sur les aspects les plus fondamentaux de sa tribu.
WILLIAM T. HAGAN. Editions du Rocher. Collection "Nuage rouge". 1998. 212 pages. 22x14. Broché. Traduit par Augustine Mahé. Une carte des réserves indiennes en début de volume. Préface de l'éditeur américain Richard W. Etulain. Préface de l'auteur. Photog
Que sont les Indiens devenus ?

Plus que la guerre, la maladie, c'est l'imposture qui depuis 1492 s'acharne à détruire les identités des nations indiennes d'Amérique. L'auteur ''Indien'' cherokee/creek, démontre comment les Euro-américains et leurs gouvernements ont spolié ces peuples, dénonçant de fait les subtils agencements linguistiques qui tendent à inférioriser aujourd'hui encore les Indiens. Ainsi de l'utilisation et de la perception voulue de leur image dans l'inconscient collectif occidental par la littérature, le cinéma, la publicité, les médias anciens comme nouveaux, le sport et le droit. Le New Age ainsi que les Hommes-médecines et chamanes de pacotille - Indiens ou non Indiens - ne trouvent pas grâce à ses yeux du fait avéré de mystifications préméditées et parfois issues de l’ignorance. A ce titre, on remarquera que les trois grands hommes-médecine lakotas, Black Elk, Fools Crow et Mathew King ne sont pas dans la ligne de mire du livre, et pour cause : ils n’ont jamais rien vendu, se sont toujours tenus à l’écart des forfanteries qui ne vendent que de l’illusoire. Reconnus unanimement par leur peuple, ils ne sont pas conspués comme certains lorsqu’ils reviennent dans la réserve après un grand tour dans les villes d’Amérique ou d’Europe où souvent, ils font prendre des vessies pour des lanternes à des auditoires ébahis et hélas, persuadés qu’ils sont les seuls à pouvoir représenter (en réalité, personne ne peut représenter quelqu’un sauf délégation spéciale, un individu est un individu et ne représente que lui-même; un Scott Momaday, s’il parle d’autres Indiens, de sa tribu ou d’autres, ne s’arroge jamais le droit de causer en leur nom et d’ailleurs, ça ne lui viendrait même pas à l’idée ! c’est un exemple), leur tribu, parler au nom de ses membres et bien souvent au nom de toute l’Amérique indienne. Pilules faciles à faire avaler pour ces auditoires, proies idéales qu’ils trouvent dans de nombreuses associations, écoles, universités, colloques, municipalités, médiathèques, d’autant plus aisé après avoir organisé pour les gogos des sweet lodge payants et parfois, mixtes, ce qui va totalement à l’encontre de la véritable tradition et qui l’offense gravement.
(" Nuage rouge " n’a jamais donné la parole à de tels personnages et ne le fera jamais…) Comme un certain Gustave Flaubert, Churchill expectore son fiel sur ceux qui alimentent leur fonds de commerce par les divulgations et des utilisations commerciales qu'ils font des religions indiennes. S’attaquant aux textes de loi, relevant point par point tout ce qui remet en cause les souverainetés des nations indiennes, l’auteur démonte tous les mécanismes de manipulation par le langage, les comparant – à l’aide de données historiques mais aussi juridiques, sociologiques, psychologiques et linguistiques – à la propagande nazie. Le texte bouscule tout, ne laisse tranquille personne. Churchill frappe là où ça fait mal et le sentimentalisme pro-indien excessif, issu la plupart du temps qu’une vaine quête d’identité, de transferts, d’un rousseauisme naïf ne s’en relève pas. Il résulte de ce texte brillant, de cet exercice périlleux, unique, une sévère remise en question pour qui, et quelle qu’en soit la raison, son origine, de près ou de loin s’intéresse à ces peuples. La pilule est amère mais ô combien salvatrice. Pour répondre enfin à certains spécialistes ou néophytes, autodidactes, militants, hobbyistes-indianistes, faux chamanes ou aspirants hommes-médecine Indiens comme non-Indiens, il fallait cet ouvrage de colère raisonnée qui met à jour toutes les turpitudes qui depuis 500 ans prolifèrent sur le dos des Indiens. La mise à nu de toutes les impostures montre que, mieux que la guerre, elles risquent de venir à bout de la miraculeuse résistance indienne.
Ward Churchill, creek/cherokee, est co-directeur du Mouvement des Indiens d’Amérique du Colorado, Vice-président du Conseil anti-diffamation des Indiens d’Amérique, professeur d’Etudes Indiennes et de Communication à l’université du Colorado, directeur associé du Centre d’Etudes ethniques et raciales américain. Il est l’auteur de nombreux livres et articles sur la question.
WARD CHURCHILL. Editeur(s) : LE ROCHER. Collection : NUAGE ROUGE. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Aline WEILL
Red Cloud

Peut-être aucun chef indien du XIXème siècle n’a-t-il été aussi célèbre en son temps, et jus-qu’à nos jours que Red Cloud. Né en 1821, mort de vieillesse sur la réserve de Pine Ridge, Dakota du Sud, en 1909, Red Cloud fut le grand chef des Sioux oglalas et, d’une façon plus large, d’autres tribus lakotas lors de combats décisifs durant desquels il dut parfois superviser des Cheyennes. Lorsqu’en 1841, intervint la scission les bandes oglalas, Red Cloud prit le pouvoir de manière progressive et, dès la moitié des années 1850, il domina l’ensemble des villages sioux et leurs troupes de guerre. En dirigeant l’opposition contre l’armée américaine dans la région de la Powder River, en imposant la fermeture de la piste Bozeman, et en exerçant de forte pressions pour négocier une issue favorable au traité de Fort Laramie en 1868, il s’est affirmé comme non seulement le plus grand chef des Indiens des Plaines mais aussi comme le seul interlocuteur reconnu par les autorités américaines locales et de Washington, jusqu’au président des Etats-Unis qui le reçut en grandes pompes en 1870. En effet, la puissance et la mobilité guerrière sioux de l’époque étaient telles que le gouvernement américain tança longtemps le chef oglala pour éviter une guerre pour laquelle l’armée, qui sortait mal en point du conflit de la Sécession, n’était pas spécialement prête. Ainsi entre 1866 et 1868 les Sioux acculèrent les régiments de la cavalerie des Etats-Unis à la reddition, les obligèrent à quitter les trois forts de la piste Bozeman après avoir obligé les militaires à les incendier. La victoire sioux était complète et l’histoire retiendra que Red Cloud fut le seul chef indien a avoir battu l’armée des Etats-Unis dans une guerre officiellement déclarée des deux côtés. Par la suite, Red Cloud, plus clairvoyant sur l’issue finale négocia avec le gouvernement et fit installer son peuple sur la réserve qui sera celle de Pine Ridge. A l’instar du chef sioux brulé Spotted Tail qui suivait depuis plusieurs années une politique de paix, il sauva ainsi de no-breuses vies lakotas tandis que l’Oglala Crazy Horse et l’hunkpapa Sitting Bull, courageux, menaient de vains combats qui sans doute furent, en partie, une des causes du massacre des sioux miniconjous du chef Big Foot à Wounded Knee en décembre 1890.
A la fin de sa vie, Red Cloud servit d’intermédiaire aux siens dans les relations difficiles avec les agents de réserve et le gouvernement en résistant fermement à l’empiètement des Blancs sur les terres sioux. Ces négociations, pied à pied, tenaces, avec les autorités gouvernementales pour sauver ce qui restait de la terre sioux et des ses habitants demeurent légendaires et bien plus efficaces qu’une victoire éphémère à Little Big Horn… De par les récents apports de l’autobiographie inédite et longtemps négligée du chef oglala, et qui ne fut authentifiée qu’en 1994, ce livre se distingue des autres ouvrages existant sur Red Cloud et demeure à ce jour sa biographie la plus accomplie.
ROBERT W. LARSON. Editions du Rocher. Collection "Nuage rouge". 2002. 24x15. Broché. Traduit par Aline Weill. Une carte des réserves en début de volume. Préface de l'éditeur américain. Préface de l'auteur. Photographies en noir et blanc. Carte.
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